créations

L'intuition graphique au cœur

Au départ, il y a une écoute attentive de l'existant. Aucun projet ne démarre avec du vide. Il y a toujours un contexte, une histoire et une demande. De là commence une route sinueuse en droite ligne vers la surprise des possibles.



À l'âge de dix-huit ans, la découverte fortuite du Manuel de l'Association Suisse des Graphistes m'a radicalement détourné des études commerciales que je suivais alors sans conviction. Je me suis inscrit à l'École des Arts Décoratifs et en suis sorti cinq ans plus tard avec un diplôme et un métier alors méconnu du grand public.

Après quelques expériences en agence, l'indépendance s'est imposée comme une évidence. J'ai alors créé mon premier atelier dans un placard de ma chambre à coucher avant de m'installer temporairement dans un espace voué à la démolition où je suis finalement resté plus de vingt-cinq ans.

Ce chapitre fut éclectique. Plus qu'un atelier, le lieu que j'occupais était devenu un véritable studio dans son sens premier, soit: un lieu où l'on étudie. L'informatique avait changé le métier appris, puis internet a rendu possible ce qui ne l'était pas auparavant. Une fenêtre sur le monde s'est ouverte, les communications sont devenues plus rapides et les projets se sont dématérialisés.

Cependant, un des fondamentaux n'a jamais changé: l'inspiration vient en premier des conjugaisons humaines. La philosophie n'est donc pas: que fait-on pour combien, mais: avec qui et pourquoi.

Croisements et trajectoires

La création graphique et ses fondamentaux irrigue toutes mes activités : elle guide mes projets de microédition, enrichit le mentorat auprès des jeunes (et moins jeunes), affûte mon regard de photographe et éclaire mes choix éditoriaux pour l'impression comme pour le digital. Lorsque mon travail s'arrête, commence alors la véritable vie des objets créés et, principalement, le sens qu'ils sont voués à porter.

Parlez-moi de votre projet.